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Au début juillet 1942, Pierre LAVAL décide de rassasier l’appétit des Allemands en leur renvoyant les « déchets » de leur occupation de l’Europe centrale et orientale. Le 18 juillet 1942, toute émigration de la zone « libre » est bloquée. Le 5 août, le gouvernement met en marche le processus du « regroupement » des Juifs Allemands, Autrichiens, Tchécoslovaques, Polonais, Estoniens, Lithuaniens, Lettons, Dantzigois, Sarrois, Soviétiques et réfugiés Russes, entrés en France postérieurement au 1er Janvier 1936, qui devront être remis aux Allemands dans la zone occupée avant le 15 septembre. Le 15 août, la liste de candidats à la déportation est élargie en ajoutant les célibataires entrés en France après le 1er janvier 1933 et en supprimant les exemptions d’enfants non accompagnés.
Dès la réception des mesures du 5 août, Aimé AUTRAND commence à rassembler au Camp des Milles, les hommes internés dans des Groupements de Travailleurs Etrangers. Le 18 août, les préfets de la zone libre sont informés que le « regroupement » devra avoir lieu le 26 août, ce qui est confirmé le 24 août par télégramme secret. Ce même jour, Aimé AUTRAND tient, en compagnie du secrétaire général de la préfecture, une réunion préalable avec le Commandant de la Gendarmerie pour mettre en place la procédure des arrestations qui seront conduites le 26 août à l’aube. Les déportés seront rassemblés à Avignon, et le départ vers Les Milles se fera par deux cars qui seront disponibles dès 7 heures du matin devant l’Hôtel de Ville.
111 victimes seront visées pour tout le Vaucluse.
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